La Commission a publié un appel à contributions (call for evidence) sur une refonte complète du code. Les avis sont reçus jusqu'au 6 octobre 2026.
Ce que la Commission veut changer
- Un supplément aux frais de visa. Un prélèvement unique au niveau de l'UE, ajouté aux 90 € de frais. Le montant n'est pas précisé.
- Une voie rapide pour les entreprises agréées. Des listes communes d'entreprises de confiance, approuvées par les consulats dans chaque pays : leurs salariés bénéficieraient d'un traitement plus rapide, de rendez-vous prioritaires ou de justificatifs allégés.
- Le pouvoir de restreindre les visas pour des catégories entières de voyageurs. Un mécanisme permettant de suspendre, de rejeter ou de limiter les demandes de certaines catégories de voyageurs en réponse à des actes hostiles de leur État. Des exceptions sont promises pour les défenseurs des droits humains, les dissidents, les journalistes indépendants et les cas humanitaires. Aucun pays n'est nommé.
- Des sanctions plus rapides contre les pays qui ne reprennent pas leurs ressortissants. Ce que cela donne aujourd'hui : depuis juillet 2026, les ressortissants de Guinée n'obtiennent plus de visas à entrées multiples, et le délai normal d'examen est pour eux de 45 jours au lieu de 15.
Ce qui reste en vigueur
Le code actuel : des frais de 90 €, ou de 45 € pour les enfants de 6 à 11 ans ; une demande au plus tôt six mois et, en règle générale, au plus tard 15 jours avant le voyage ; une décision en 15 jours, 45 au plus.
La suite
La Commission prévoit de présenter le projet de règlement au premier trimestre 2027. Il sera ensuite examiné par le Parlement européen et le Conseil, et c'est seulement après que de nouvelles règles s'appliqueront. D'ici là, une demande de visa se prépare exactement comme avant.